Deux rapports des autorités sanitaires néerlandaise et suédoise très rassurants sur la téléphonie mobile - Juin 2016

L’avis néerlandais

S’appuyant sur les données épidémiologiques et expérimentales, le Comité des champs électromagnétiques du Conseil de la Santé des Pays-Bas a tiré des conclusions sur la relation entre l’exposition aux champs RF des téléphones mobiles et le risque de cancer.

« Le comité estime qu’il n’est pas possible de dire qu’il existe une association certaine entre l’utilisation sur le long terme et fréquente d’un téléphone mobile et un risque accru de tumeur du cerveau, de la tête ou de la région du cou chez l’homme. En se basant sur le poids des preuves, on ne peut que conclure qu’une telle association ne peut être exclue. Le Comité considère qu’il est improbable que l’exposition à des champs radiofréquences associée à l’utilisation d’un téléphone mobile puisse causer le cancer. Les données animales indiquent une possibilité d’effet promoteur mais il n’est pas clair si ceci peut expliquer le risque accru de tumeurs du cerveau, de la tête et du cou qui a été observé dans certaines études épidémiologiques. Le Comité considère qu’il est plus probable qu’une combinaison de biais, de confondants et de hasard peut expliquer les observations épidémiologiques. »

Le Conseil recommande donc de maintenir l’exposition aussi faible que raisonnablement possible et de continuer à en étudier les effets.

 

Référence bibliographique :
 Mobile phones and cancer. Part 3. Overall conclusions.
Health Council of the Netherlands, The Hague, 2016; publication no. 2016/06. ISBN 978-94-6281-098-3. Publié le 1er juin 2016.

 

L’avis suédois

Le Conseil scientifique des champs électromagnétiques (téléphone mobile et antenne relais)  de l’autorité suédoise de radioprotection (SSM) a publié son 11e rapport sur les champs EM et les risques pour la santé.  Le présent rapport annuel concerne les études publiées entre octobre 2014 et septembre 2015 inclus.

Concernant l’exposition aux mobiles, le rapport indique : « Globalement, il n’y a pas, ou tout au plus peu, d’indication d’un risque pour environ 15 ans d’utilisation d’un mobile. Aucune donnée empirique n’est disponible pour une plus longue durée. Cependant, les taux de cancers en Suède et dans d’autres pays ne montrent pas d’augmentation qui pourrait être attribuée à l’utilisation massive du téléphone mobile qui a commencé au début de ce siècle. »

Pour les antennes relais, le groupe d’expert conclut : « […] il y a de plus en plus de preuves de l’absence d’un risque accru de cancer pour les personnes vivant au voisinage d’une antenne relais. »

Le Conseil scientifique a également étudié les prétendus effets sur la reproduction masculine lorsque le mobile est porté dans une poche de pantalon. « […] pratiquement toutes ces études sont de piètre qualité en termes de conception et d’analyse, et de ce fait leurs résultats ne donnent pas d’information sur la présence ou l’absence de risque potentiel. En outre, les études animales ne confirment pas de tels effets. »

Concernant l’électrosensibilité, « au fil des ans les indications de l’absence d’un risque aigu sont de plus en plus nombreuses. »

 

Référence bibliographique :

Recent Research on EMF and Health Risk – Eleventh report from SSM’s Scientific Council on Electro-magnetic Fields, 2016 – Including Thirteen years of electromagnetic field research monitored by SSM’s Scientific Council on EMF and health: How has the evidence changed over time?
Report number 2016:15, ISSN: 2000-0456. Author: Swedish Radiation Safety Authority’s (SSM) Scientific Council on Electromagnetic Fields. May 2016.